Cérémonie du 12 mars 2016 en souvenir de l'assassinat de Philippe Brocard.

Témoignage de Daniel CROQUETTE - Ancien secrétaire général de la CFDT Cadres et ami de Philippe

30 ans déjà.

Le 7 Mars 1986, je déjeunais avec Philippe alors cadre à l'APEC.
Philippe, notre camarade, notre ami, est tombé le soir même sous les coups d'un commando d'extrême-droite. Il n'est pas mort pour une affiche, ni pour un parti, ni victime d'un climat de violence ; ceux qui l'ont frappé appartenait à un courant qui sème la haine. Et celui qui est tombé était par son identité, sa culture, ses engagements, un bâtisseur de démocratie.
Le débat politique n'a jamais été tendre, nous le savons. Mais quand il conduit à la violence aveugle, sous l'empire d'idéologies totalitaires inculquées par des responsables, nous devons leur apposer une fermeté absolue. C'est ce que nous continuons à faire aujourd'hui. C'est une belle façon d'honorer la mémoire de Philippe.
Madame Brocard, la maman de Philippe ici présente, vient de me rappeler que cette stèle devant laquelle nous nous trouvons a même subi des tirs de pistolet dont vous voyez les traces.