Texte paru dans "Côté Croissy" N° 41 de Novembre / Décembre 2009

L'eau, bien essentiel commun !

Nous avons déjà écrit un article à propos de l'eau dans le numéro 33 de " Côté Croissy ", mais l'importance prise par ce sujet en deux ans justifie que nous y revenions dans ce numéro.
Quel que soit notre degré de sensibilité " écologiste ", nous savons tous que l'eau est la vie puisque, sans eau, le désert s'installe et le vivant se met en position de survie jusqu'à s'éteindre… Même si, à ce jour, nous ne manquons pas d'eau à Croissy (mais saviez-vous que le parc du château de Versailles avait restreint ses grandes eaux musicales pour cause de sécheresse pendant l'été 2009 ?), notre responsabilité est engagée dans la gestion de ce bien essentiel commun.

Nous proposons d'agir à deux niveaux : à titre individuel, nous pouvons maîtriser notre consommation : douches plutôt que bains, arrosage jardin, lessives, piscine … ou fuites éventuelles dans les parties privatives, donc après compteur. Sans attendre la facture de la Lyonnaise qui se base sur des estimations, il suffit de relever périodiquement (tous les mois par exemple) notre compteur. Une augmentation de la consommation entre deux relevés indique immédiatement une évolution de notre comportement ou une fuite à laquelle il faut remédier.
Par contre, nous pouvons la boire sans restriction et, ainsi, éviter d'acheter des bouteilles d'eau minérale au " bilan carbone " élevé puisque nous avons la chance immense de disposer, au robinet, d'une eau sans risque. La fiche transmise par la DDASS des Yvelines avec la facture de mi-année l'atteste.

Au niveau de la collectivité, seule une vision globale peut assurer une meilleure " économie du système " ainsi qu'une meilleure maintenance du réseau (20 % de l'eau potable produite se perd dans les réseaux de distribution -1- ). C'est pourquoi nous demandons que la Gestion de l'Eau devienne une compétence de la CCBS et que notre Communauté de Commune assure directement la gestion de l'eau comme l'ont déjà décidé de nombreuses collectivités territoriales en France à la satisfaction de leurs habitants.

Enfin, nous comptons demander l'application de la loi Oudin-Santini (10 février 2005) qui permet aux collectivités locales de consacrer jusqu'à 1% du budget annexe de leurs services d'eau et d'assainissement à des actions de coopération internationale. Cette réversion, peu coûteuse pour chacun d'entre nous, permettrait à la commune de réaliser une opération de solidarité et de développement durable au profit de territoires qui souffrent tant du manque d'eau potable et de réseau d'assainissement. Une telle décision pourrait s'inscrire dans le cadre de la journée mondiale de l'eau, le 22 mars 2010 !
-1- Source : Rapport 2007de délégation du service public de distribution d'eau potable

Dominique Boisdé, Annie-Claude Motron & Bernard Monnier
Élus de Croissy Autrement