Texte paru dans la tribune libre de "Côté Croissy" N° 46 de Septembre / Octobre 2010

Le Service public de l'éducation à Croissy.


Nous sommes tous d'accord pour dire que l'Education Nationale doit assurer les apprentissages fondamentaux qui permettent à l'enfant -la personne- de s'intégrer dans la société. Or force est de constater que depuis quelques années le Service public de l'éducation est mis à mal sous couvert de rigueur et d'austérité ! C'est ainsi que les équipes enseignantes et éducatives voient leurs effectifs diminuer de façon significative alors que le nombre d'enfants par classe augmente ; c'est ainsi aussi que les IUFM (qui avaient remplacé les Ecoles Normales) sont supprimés, dans une vision gestionnaire du système éducatif.

Qu'en est-il à Croissy ? En apparence, tout semble normal : il n'y a pas de suppression de classe, les effectifs sont stables avec un léger tassement (effet conjugué d'une population croissillonne vieillissante et d'un foncier toujours très élevé) et la CLIS (CLasse d'Intégration Scolaire pour des enfants présentant des troubles du comportement) est confirmée, pour cette année encore, grâce à l'équipe de l'École Leclerc qui a résolu le problème de la surveillance des enfants dans le temps de midi.
Toutefois la situation n'est pas aussi rassurante qu'il y paraît. D'une part, les budgets de fonctionnement deviennent si serrés qu'ils obligent les équipes éducatives (au sens large du terme) à faire des choix " économiques ". C'est ainsi que l'externalisation du transport des enfants a amené l'intégration des classes transplantées dans l'enveloppe globale des déplacements, amputant ainsi sévèrement le budget " sorties ". D'autre part, on peut craindre la fermeture de la CLIS l'an prochain en raison de sureffectifs dans les classes de cycle 2, ce qui empêchera l'intégration des élèves dans les autres classes de l'école. Si l'argumentation administrative est recevable, elle pourrait cacher d'autres raisons moins avouables.

 

Nous resterons vigilants et continuerons à nous opposer à des décisions dictées par une vue comptable des besoins sociaux.

Dominique Boisdé, Annie-Claude Motron & Bernard Monnier
Élus de Croissy Autrement