Mercredi 23 juin 2004
 
A PROPOS DE LA CIRCULATION AUX ABORDS DES ECOLES JULES VERNE ET DES CERISIERS

UNE CONCEPTION ABERRANTE
Depuis l'origine riverains, parents d'élèves, enseignants, et même ce qui reste du transport scolaire, subissent les conséquences d'une conception aberrante des voies aux abords des écoles maternelle et primaire de la " plaine " : culs de sac et voies trop étroites entraînant mise danger des piétons, embouteillages, et stationnement anarchique matin et soir. Loin d'avoir réglé tous les problèmes, l'interruption de la rue de la Garenne avait -depuis trois ans- paru au moins améliorer la sécurité des piétons et la situation des riverains situés aux abords immédiats de l'école Jules Verne.

DES " OUBLIS "
La nouvelle équipe municipale, faisant état de plaintes, envisage de modifier ce dispositif. Un nouveau schéma de circulation a donc été soumis aux enseignants et associations de parents d'élèves invités à une commission de sécurité. Mais les riverains ont été " oubliés ". Trois solutions ponctuelles ont été examinées : maintien du statu quo ; et deux versions portant sur le rétablissement de la continuité de la circulation, mais en sens unique. Aucune autre alternative ne semble avoir été envisagée. Les sens uniques, même s'ils n'ont pas fait l'unanimité des personnes et associations consultées, ont la préférence de la mairie et devraient être testés à la prochaine rentrée. Un collectif de riverains, pour sa part, a pris le mors aux dents et rédigé une lettre ouverte de protestation au Maire, non dépourvue d'arguments, mais a " oublié " de signer celle-ci…

Devant cette situation, l' ASSOCIATION CROISSY AUTREMENT pose trois questions susceptibles -pensons-nous- de faire avancer les choses:

LA CONCERTATION NE PEUT-ELLE ÊTRE ÉTENDUE ?
Certes, cet " oubli " de signature de la lettre ouverte est regrettable, mais il ne doit faire oublier ni les arguments avancés, ni un autre " oubli " imputable à la municipalité : le manque de concertation. Pourquoi ne pas avoir informé préalablement tous les riverains lors d'un comité de quartier (puisqu'ils existent), ou en réunion publique (si les riverains sont les plus gênés, les deux écoles concernent quand-même la moitié de Croissy) ? Il faut pourtant en passer par là. On va perdre un peu de temps, certes. Mais rappelons-nous la précipitation qui avait fait capoter le premier projet de réaménagement du boulevard…. (des frais d'études et une année perdus, déjà pour une histoire de circulation!) ; et, a contrario, le déroulement de la concertation plutôt en bonne voie rue des Gabillons.

LA QUESTION EST-ELLE BIEN POSÉE ?
Est-on sûr, vraiment sûrs, d'améliorer la situation actuelle en limitant l'étude au seul examen d'une partie de la rue de la Garenne, quelles que soient les mesures d'accompagnement prises? Le périmètre d'étude et les moyens envisagés ne doivent-ils pas passer à une autre échelle ? L'îlot " Cerisiers-Prairie-Garenne-Route du Roi " n'est-il pas le niveau d'étude pertinent?

LA PARTICIPATION DE TOUS N'EST-ELLE PAS NÉCESSAIRE ?
Compte-tenu de la conception d'origine, et même en élargissant l'étude, aucune solution ne sera totalement satisfaisante. Chacun en ce qui le concerne ne pourrait-il donc participer à l'amélioration de la sécurité aux abords des écoles en limitant les déplacements en voiture ?
La majeure partie des enfants scolarisés demeure à moins d'un quart d'heure à pied de son école. A condition d'améliorer certains parcours pédestres, ne serait-ce pas l'occasion, pour les parents, de transformer le stress matinal en moment d'échange privilégié; et même -pourquoi pas- de partager un petit effort physique avec nos enfants (avec un imper, même la pluie peut devenir un exercice positif!). Cerise sur le gâteau, ce faisant, on limiterait la pollution !