Texte à paraître dans la tribune libre de "Côté Croissy" N° 92 de Février / Mars 2019

Démocratie et écologie

A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous ne savons pas si le débat national proposé par le Président Macron permettra l’émergence de solutions d’apaisement aux revendications des gilets jaunes. Mais l’importance de ce mouvement nécessite que nous nous y arrêtions.

Déjà dans le précédent numéro de Côté Croissy, nous évoquions l’évolution du pouvoir d’achat et les difficultés des personnes les plus vulnérables à joindre les deux bouts. Bien évidemment, la pression exercée par les charges fixes sur un budget est d’autant plus forte que les revenus sont faibles et les plus démunis ne peuvent vivre dignement sans que le ratio entre leur revenu et leur « reste à vivre » soit amélioré. C’est une des vertus du mouvement des gilets jaunes que d’avoir mis en évidence les difficultés financières dans lesquelles se trouve une partie croissante de la population.

Au cours de ces dernières semaines et parallèlement à l’expression, parfois violente, des revendications, on a vu se développer la prise de conscience que le réchauffement climatique est « l’affaire de tous » et qu’iI nous faut envisager une transition énergétique à court terme pour garantir l’avenir à long terme. Mais cette
transition ne saurait se faire sans un minimum de pédagogie pour accompagner les citoyens dans leur changement d’habitudes et de comportement.

Notre relation à la voiture, l’organisation des mobilités ainsi que la qualité des logements, et notamment la nécessaire isolation de l’habitat ancien énergivore à cause de passoires thermiques non traitées, doivent évoluer. Mais cela ne sera possible qu’avec des politiques publiques volontaristes.

Il y a trois ans, la COP21 se concluait sur des décisions qui devaient permettre de lutter contre le réchauffement climatique. Or, qu’avons-nous fait, chacun, à notre niveau, à Croissy ? Quelles mesures ont été prises par les collectivités locales (notre commune, notre agglomération) pour inciter au changement ?
Cette passivité dans toutes les strates de la société n’a-t-elle pas été l’une des nombreuses causes de l’effet gilets jaunes ? Le débat est ouvert…


Dominique Boisdé, Annie Claude Motron & Bertrand Mansard, Élus de Croissy Autrement,et Catherine Coicadan, Présidente de l'association Croissy Autrement.

Texte paru dans la tribune libre de "Côté Croissy" N° 89 de Juillet / Août 2018

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